
Oh ! mon pauvre cœur, le temps de ta jeunesse est passé ( Hafez )

Une vie sans amour ne compte pas. Ne vous demandez pas quel genre d'amour vous devriez rechercher, spirituel ou matériel, divin ou terrestre, oriental ou occidental. L'amour n'a pas d'étiquettes, pas de définitions. Il est ce qu'il est, pur et simple. "L'amour est l'eau de vie. Et un être aimé est une âme de feu ! L'univers tourne différemment quand le feu aime l'eau."

Cette roue sous laquelle nous tournons
est pareille à une lanterne magique.
Le soleil est la lampe ; le monde l’écran ;
nous sommes les images qui passent.
Omar Khayyâm

































La fermeture éclair a glissé sur tes reins
Et tout l’orage heureux de ton corps amoureux
Au beau milieu de l’ombre, a éclaté soudain
Et ta robe en tombant sur le parquet ciré
N’a pas fait plus de bruit qu’une écorce d’orange
Tombant sur un tapis, mais sous nos pieds
Ces petits boutons de nacre craquaient comme des pépins
Ô Sanguine joli fruit ! La pointe de ton sein
A tracé tendrement la ligne de ma chance
Dans le creux de ma main, Sanguine, joli fruit, soleil de nuit.
Jacques Prévert

Le poème le plus impressionnant est sans nul doute « Chant sauvage », écrit un mois plus tôt. Il préfigure la mort réelle de la poète, non pas qu’il l’annonce mais parce qu’il en suggère par anticipation la trame. La poète, exaltée par la joie que lui a procurée son excursion en montagne, évoque la vision idéalisée de sa propre mort :
« Au loin, dans un triangle de vert,
le soleil s’attardait. J’aurais voulu
bondir, d’un seul élan vers cette lumière ;
m’allonger au soleil et me dénuder,
pour que le dieu mourant s’abreuve
de mon sang. Et puis rester, la nuit,
étendue dans le pré, les veines vides :
les étoiles — lapidant folles de rage
ma chair desséchée, morte. »





















Voici un extrait d’un ouvrage cosmologique mazdéen intitulé Boundahishn,
« Le Livre de la Création ». Il s’agit du fragment d’un hymne au temps,
forme du destin, où s’affrontent, selon le dualisme zoroastrien, les créatures du dieu bon,
Ormazd, et de l’esprit du mal, Ahriman.

